19/09/2013

Cher Maître...

Cher Maître,

je crois savoir que Jean-François Mabut - en mon absence - a d'ores et déjà retiré ma dernière note de mon blog. C'est sa décision, comme il l'avait fait déjà d'une note précédente sur laquelle vous l'aviez alertée.

Je ne comprends pas pour ma part à quoi vous faites allusion et je m'étonne que vos clients puissent se sentir visés par les descriptions que je fais des personnages d'un film imaginaire ?
La note allégorique dont vous mentionnez un extrait ne cite aucun nom et comporte de nombreux éléments qui sont à l'évidence fictionnels. On n'a ainsi jamais vu, à ma connaissance, un orignal faire de la politique. C'est avant tout une fable humoristique parodiant le titre d'un film célèbre.

Plus avant, je m'en voudrais de paraitre vous délivrer une explication de texte, mais la phrase que vous citez n'implique nullement que la dame héroïne de l'histoire soit une femme lègère, tout au contraire. La-dite phrase part en effet du principe opposé, en regrettant que certaines photos que ce personnage féminin aurait pu laisser prendre, puis laisser trainer, puisse laisser penser qu'elle avait un comportement peu digne d'une femme politique.

Quant à M. Stauffer, je comprend d'autant plus mal son étonnante susceptibilité sur certains sujets que je me souviens l'avoir entendu qualifier devant des dizaines de milliers de téléspectateurs un peuple entier, les Libyens en l'ocurrence, de "macaques". Ce qui me semble non seulement insultant, mais violemment raciste.

Qu'il se sente visé par le terme de truand me surprend. Vu que je ne cite aucun nom, qu'est-ce qui pourait bien lui laisser penser qu'on pourrait le considérer en ces termes ? Serait-ce le fait d'utiliser des photos sur des affiches sans en avoir ni payé les droits, ni sollicité l'autorisation ? Ou l'appel au meurtre dont il s'est rendu coupable en d'autres occasions ? Ou encore le fait de conduire un scooter sous le coup d'un retrait de permis ? Ou de justifier son port d'arme au parlement par le fait qu'il avait maille à partir avec des truands marseillais ?

J'en profite pour vous signaler que concernant l'autre plainte pénale dont vous me menacez également, selon l'information que m'a transmise M. Mabut, il m'apparait singulier qu'un homme qui brigue le suffrage populaire prétende vouloir interdire la publication de faits le concernant, qui pourraient être de nature à éclairer l'électeur sur sa personnalité.

Si toute personne a droit à l'oubli et à l'annonymat, et je suis personnellement très attaché à ce principe, il n'en va évidemment pas de même d'un personage public qui se présente au suffrage universel. Je suis personnellement tout aussi attaché au droit à l'information et à la transparence que M. Stauffer revendique si volontiers pour les autres. La transparence, c'est bien à condition qu'elle ne soit pas à sens unique.

 Reste que bien sûr si les faits allégués étaient faux, il en irait tout autrement. Mais il ne semble pas que cela soit le cas et de nombreux Genevois, ainsi que moult documents officiels peuvent alléguer que ces faits se sont effectivement déroulés tels que le relatait en son temps l'article de Robert Habel dans l'Illustré, faits brièvement résumés par moi en début de semaine dans la Tribune, dans un blog qui a été censuré sur votre intervention.

Je me permets également de vous informer que j'entends publier ma réponse à ce que je considère comme des menaces visant à restreindre ma liberté d'expression et de parodie en période électorale, ainsi que le droit de l'électeur a être informé équitablement et complètement.

Avec mes meilleurs messages

Philippe Souaille

17/09/2013

Comment diviser ses impôts par deux en prétendant défendre le peuple

Il est dans notre République un politicien qui s'époumone à raconter partout qu'il gagne 300 000 francs par an. Soit 25 000 francs par mois environ. Un politicien qui dit aussi soutenir le petit peuple et veiller à la bonne gestion des deniers publics. Un cumulard, ceci dit, qui enfile les fonctions et les métiers, publics ou privés, comme d'autre les perles.

Il a y une perle qui passe mal, pourtant, c’est qu’un patron, ou un dentiste, gagnant dans les 25 000 par mois, avec 2 enfants à charge, paie plus de 65000 francs d'impôt par an...
Soit près de 6000 francs d’impôt chaque mois, quasi le quart de son revenu. Tandis qu’en déclarant la même somme, un cumulard politique habile n’en paie que la moitié… Dénoncer les failles du système, c’est bien. A condition de n’être pas le premier à en profiter. Et la transparence, tout le monde est pour. Surtout si elle commence par soi-même…

Aujourd’hui, les magistrats communaux évitent l'impôt sur leur revenu jusqu'à concurrence de CHF 8000.- par an. De plus, les jetons de présence des élus du Grand Conseil sont complètement défiscalisés, ce qui va changer prochainement. En attendant, ni les séances plénières, ni les commissions, ni les conseils d'administration des différentes régies publiques ne donnent lieu au paiement d’un impôt.  Du coup, l’imposition tombe de moitié.

Pour un contribuable cumulant des fonctions municipales d’environ 6 à 7000 francs mensuels avec des revenus d’élu cantonal de même ampleur (ce qui est une performance quasi impossible dans les partis traditionnels, où les tâches et les prébendes sont équitablement réparties) ajoutés de revenus de source privée de 12 ou 13 000 mensuels, l’imposition dépasse à peine 30 000 Francs,  alors qu’on est toujours à 25 000 francs brut de revenu par mois. 
30 000 francs d’impôts en plus ou en moins chaque année, ce n’est pas rien, mais curieusement, on a peu entendu le MCG sur ces avantages discrets…

Défiscaliser les revenus d’un élu du peuple peut se comprendre, pour autant qu’il consacre toute son énergie à sa tâche.
Mais s’il passe son temps à écumer les commissions, arrivant souvent en retard, signant la feuille de présence et repartant aussitôt, comme n’oublie jamais de le faire un élu bien connu à l’emploi du temps particulièrement chargé, et s’il laisse retomber l’essentiel du poids de sa tâche sur ses subordonnés, on peut se demander si de tels privilèges sont bien justifiés?
Se goberger aux frais de la princesse, ou plutôt du Souverain, quand on prétend défendre le petit peuple, cela s’appelle se foutre du monde... 

Le Superman du MCG n'aura pas son augmentation

Réjouissante nouvelle ce matin: le patron du MCG a du ravaler l'augmentation de salaire de 25% qu'il réclamait pour son job de conseiller administratif d'Onex. L'un de ses nombreux jobs, en fait, puisqu'il est aussi directeur d'une société qui vend des abonnements de téléphonie mobile aux fonctionnaires, patron-propriétaire d'une boîte de nuit, député au Grand Conseil et à ce titre membre voire Président de nombreuses commissions du-dit Grand Conseil, mais aussi membre de plusieurs conseils d'administration de régies publiques, Président d'honneur de son parti, et à ce titre omniprésent dans les médias, sans oublier auteur de blogs et de communiqués divers, ainsi que partie présente forcément, dans les nombreux procès qu'il intente à gauche ou à droite, notamment pour diffamation.

Ce qui fait tout de même, beaucoup, énormément même pour un seul homme. La paye évidemment est en rapport. Il annonce fièrement plus de 300 000 Francs par an, soit tout de même plus de 25 000 par mois, ce qui mine de rien, reste relativement peu par job, puisqu'il en coccupe au moins quatre qui pour toute personne normale représenterait au moins un plein temps. 4 x 8 = 32, cela fait long de la journée de travail tout de même. Mais le patron du MCG n'est pas une personne normale.

Sa capacité de travail est proprement surhumaine et force l'admiration ! D'ailleurs, c'est par pure abnégation qu'il accepte de se défoncer dans chacune de ses quatre activités principales pour des revenus de misère, à peine plus de 6000 / mois par job, en moyenne. Ce qui pour un poste de direction d'une entreprise importante, reste relativement peu. Voire très peu.

Comme il serait malséant de penser que le patron du MCG est un mauvais gestionnaire, dont les qualités intrinsèques ne lui permettent pas d'obtenir, à chaque fois, un revenu digne de ses capacités, force est d'admettre qu'il n'agit ainsi que par pure abnégation et dévouement au bien public. Cependant l'argumentaire développé par l'excellent Yvan Zweifel devant le Conseil Municipal d'Onex, mérite d'être entendu. Il a le sens de l'équité, Yvan et il ne trouve pas très juste qu'un ou une conseiller(ère) administratif(tive) qui n'a aucune autre activité et qui dans une grande commune comme Onex, se défonce à 100% pour sa tâche, soit payé de la même manière qu'un(e) autre qui cumulant les activités diverses et variées, de jour comme de nuit, se repose largement sur ses chefs de service et ses hauts fonctionnaires... Ce qui lui permet également d'éviter de faire des bêtises et de rester dans les clous. Pour une fois.  

Perso je trouve cela assez juste comme réflexion. Surtout que pour quelqu'un qui n'a que le bien public en tête et les problèmes de chômage de nos concitoyens dans le coeur, occuper quatre jobs à plein temps à lui seul, sonne assez peu partageur. Surtout en tenant compte des rémunérations qui vont avec, pas très directoriales certes, mais tout de même chacune sacrément appétissante pour un chômeur moyen... Mettre en adéquation sa parole et ses actes n'est pas donné à tout le monde. Mais pour Superman, cela devrait être chose facile !

16/09/2013

La loi de lynch, les populistes et les balles 4x4

 

CENSURE

 

 

08/09/2013

Pourquoi les très grosses fortunes constituées sont nuisibles à la société et à l’économie

Thomas Piketty est un petit génie de l’économie. Comme souvent les génies, il a des comportements privés particuliers, voire carrément répréhensibles, mais en matière d’économie, c’est un cador admiré jusqu’aux Etats-Unis. Son dernier livre, « Le Capital au XXIème siècle » démontre, chiffres à l’appui, la surperformance du capital constitué en très grosses fortunes, qui croit 4 à 8 fois plus vite que l’économie réelle. C’est mathématiquement intenable à long terme – puisque les plus grosses fortunes vont finir par accaparer toute la richesse disponible – et c’est surtout irresponsable socialement, source fatale d’explosions qui ne pourront s’appeler que révolutions.

C’est en plus nuisible à l’économie, car nous sommes rappelons-le une société de consommation et si les classes moyennes s’appauvrissent et cessent de consommer, ce n’est pas l’industrie du luxe réservée aux très grosses fortunes qui va pouvoir à elle seule compenser… On rejoint ici l’hypothèse connue selon laquelle les très graves crises de 1929 et de 2007 avaient été au moins en partie causées par la trop grande part de la richesse globale accaparée par un trop petit nombre d’individus. En l’occurrence, le 1% le plus riche détenant 20 % de la richesse globale et le 0,1% s’en accaparant 8%, alors que la moyenne est généralement inférieure de moitié. A chaque fois que l’on atteint ces niveaux d’inégalité, patatras, crise mondiale.

Sauf qu’après 1929, les riches se sont considérablement appauvris et ont mis 78 ans à revenir au niveau… Tandis qu’en 2007, ils n’ont mis que quelques mois, grâce notamment au sauvetage des banques qui gèrent leurs fonds… Ce qui semble injuste mais a tout de même permis d’éviter à l’économie de s’écrouler, avec son cortège de soupes populaires, ses cohortes de chômeurs et peut-être le fascisme et une guerre mondiale… Seulement, le problème n’est en rien résolu.

La question, intéressante et fondamentale, c’est « pourquoi les très grosses fortunes surperforment elles ? ». Nous parlons ici des vraies grosses fortunes, qui permettent de vivre dans le luxe sans travailler. A partir de 10 millions de Francs par tête, le taux de croissance est de 4 à 5% an et peut atteindre 8% pour les fortunes comptant plusieurs milliards. Les raisons sont multiples :

-          Les riches ont accès à des opérations financières juteuses, qui sont réservées – ne serait-ce que pour des raisons pratiques – aux gros joueurs.

-          Les frais fixes de gestion de fortune sont couteux et hors de portée du  pékin moyen, mais sont rarement directement proportionnels au montant aux fonds gérés. Sur des fortunes de plusieurs milliards, ils représentent des peanuts et pour gérer les très grosses fortunes, les intermédiaires financiers sont prêts à bien des bassesses et des rabais

-          A partir d’un certain seuil, plus vous êtes riche et moins vous payez d’impôt, en général. Parce que les stratégies d’évitement fiscal les plus coûteuses deviennent à votre portée. Notamment les trusts anglo-saxons, qui demeurent le nec plus ultra !  Dépenser un million pour éviter d’en payer quinze aux impôts a du sens… Et en face, les responsables du fisc – en tout cas dans certains pays, dont la Suisse – ont tendance à vous consentir de gros rabais pour éviter que vous alliez voir ailleurs…

 

Ce dernier point est fondamental. Parce que si les très riches échappent à l’impôt, leur fortune croit plus vite que le reste de l’économie qui paie ses impôts normalement. Surtout, ce qui est plus grave, c’est que le reste de l’économie doit payer davantage, pour boucher les trous. Tous, les contribuables notamment les patrons de PME, les professions libérales et autres payent davantage d’impôts qu’il ne le faudrait, parce que les très riches n’en payent pas assez. Alors bien sûr, on peut réduire les dépenses de l’Etat, c’est utile et même nécessaire si cela profite aux classes moyennes – qui vont en réalité dans leurs tranches supérieures, jusqu’à quelques centaines de milliers de francs ou d’euros de revenu par an… Mais réduire par trop l’Etat, c’est l’affaiblir au profit de la loi du plus fort, ou plus exactement du plus riche.  

Profondément libéral, je reste persuadé qu’il faut éviter de surcharger le bateau fiscal, notamment sur les entrepreneurs, qui créent de la richesse et de l’emploi, et de a consommation. En revanche taxer très lourdement, même de manière confiscatoire les très grosses fortunes, de plusieurs dizaines, centaines, voire milliers de millions d’euros me semble une nécessité urgente. Et le meilleur moyen de le faire, à mon avis, c’est au moment de la transmission du patrimoine, plutôt qu’en imposant le capital proprement dit. C’est là où je diverge d’avec Piketty. Nous nous rejoignons en revanche (je me permets cette familiarité, car en fait tout ceci figure déjà dans mon ouvrage « l’Utopie urgente » parue en 2007) sur le fait qu’une telle imposition ne peut se concevoir qu’à l’échelle mondiale si l’on veut éviter une fuite effrénée de capitaux vers des cieux défiscalisés.

En dépit des hostilités sur la Syrie, il semble bien que le G20 e Moscou ait fixé des échéances en 2015 pour la mise en place de mesures efficaces contre le tourisme fiscal. Je m’en réjouis, car même si cela va nuire aux intérêts à court terme de la Suisse, à moyen et long terme, c’est la stabilité et l’harmonie du monde qui sortiront gagnantes. C’est notre intérêt à tous. Comme il est de l’intérêt de la bourgeoisie et des classes moyennes de cesser de soutenir ceux des plus grosses fortunes, nouvelle aristocratie de nos temps modernes aux privilèges exorbitants.

06/09/2013

Aux temps où la NSA suisse écoutait les Algériens pour renseigner les Français, et où l'on retrouvait pendu un Procureur de la Confédération...

Le récent ramdam occasionné par les affaires wikileaks et Snowden a quelque chose de surréaliste. De tous temps, tous les pouvoirs ont toujours cherché à savoir ce qui se tramait dans leur dos ou chez leurs voisins. Y compris les pouvoirs démocratiques. La différence - essentielle – d’avec les dictatures porte surtout sur l’usage qu’ils en font. D’ailleurs, je mettrais ma main à couper que les gouvernements qui s’offusquent aujourd’hui ne sont pas en reste. Pour ma part, cela ne me chagrine pas plus que ça et j’ose même dire que cela me convient. Je préfère un peu d’espionnite que de voir notre société se retrouver pris au dépourvu au premier évènement fâcheux venu. En revanche il est clair que l’action des services secrets doit rester secrète et donc dans des limites qui ne risquent pas de la faire remarquer.  

Dans les années 50, ces limites ont été allègrement franchies par la France en guerre contre le désir d’indépendance algérienne. Non seulement la cause française n’était pas juste, mais elle fut servie de fort méchante manière comme le raconte « La Main Rouge » dessinée par Mako, scénarisée par Didier Daenincks et éditée par Ad Libris, petite maison de Thonon qui fait des étincelles. Les mêmes avaient déjà sorti, dans la même collection il y a deux ans, « Octobre Noir », sur le massacre des Algériens de Paris en 1961. Douze mille exemplaires vendus, ce n’est pas rien, souhaitons-leur de rééditer l’exploit.

main rouge.jpg

 

La Main Rouge était une prétendue organisation secrète qui en réalité se résumait au service action du renseignement français, le fameux 11ème choc du Colonel Aussaresses (un as de la torture récemment décédé) additionné de quelques truands notoires. Elle agissait un peu partout dans le monde sur la base de renseignements dont une bonne partie venait… de Suisse. Et plus particulièrement du Procureur de la Confédération, René Dubois. Car Berne écoutait les échanges de l’Ambassade d’Egypte avec son ministère de tutelle, au Caire, principal soutien du FLN. Echanges d’autant plus importants et nourris que c’est par ce biais « diplomatique » que transitaient le plus sûrement les communications entre la direction du FLN en Afrique du Nord et sa direction en France, d’une grande importance, par le nombre de travailleurs algériens immigrés, principale ressource financière du mouvement. C’est d’ailleurs évidemment par la Suisse que transitaient les fameuses « valises » bourrées de billets portées souvent par de jeunes étudiant(e)s français. Le parti socialiste était alors aux affaires et les ordres donnés à la Main Rouge venaient du vieux Guy Mollet et du jeune Mitterrand, les victimes étant parfois de jeunes français(es) communistes…

Quant aux infos transmises, elles ont permis de faire sauter des cargos d’armes, d’arrêter les principaux dirigeants du FLN en France, d’intercepter l’avion de Ben Bella en parallèle à l’intervention fiasco franco-britannique du Canal de Suez.

Pour Charles-Henry Favrod, qui en parle très bien dans un ancien article du Temps,

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6b636e12-ac0c-11dd-bf59-a...

René Dubois avait été séduit par les arguments de Guy Mollet en personne, qui voyait en Nasser le nouvel Hitler… Qu’aurait-il dit des Frères Musulmans d’aujourd’hui ? Toujours est-il que la révélation de son rôle, par la Tribune de Genève, fruit d’une incroyable succession d’indiscrétions née à l’Ambassade de France même, fit un tel scandale et suscita une telle colère du Conseiller fédéral Max Petitpierre, qu’il prit le parti de se pendre. A moins qu’on l’ait pris pour lui. Jusqu’à quel point avait-il agit seul, où était-il en osmose avec d’autres dans les services de sécurité fédéraux, il a en tout cas emporté son secret dans la tombe.