27/10/2013

Les flingueurs flingués du MCG : Me Poggia

Me Poggia, à son blog accroché, se plaint de ce qu'on ne l'attaque pas sur son programme. Pour cela, il faudrait qu'il en ait un qui soit lisible. Même sur la cible principale de son parti, il n'est pas clair et suscite excuse, puis dénégations... 
Fluctuant, c'est le prénom. Le terme d'anguille paraitrait plus approprié à la ligne politique du personnage. Poggia a été tour à tour ou parfois en même temps Libéral, Démocrate Chrétien, Forza Italia (pour les Italiens résidant en Suisse), résidant en France (plusieurs années dans le pays de Gex), frontalier donc et MCG et aussi converti à l'Islam candidat sur une liste des ennemis des minarets... Une chatte n'y retrouverait pas ses petits, mais du moment que cela peut le faire élire... Il a au moins deux points communs avec son alter EGO Stauffer : une absence totale de sens de la mesure et l'illusion qu'on peut effacer le passé, comme dans un jeu vidéo. 
Lorsqu'il affirme crânement qu'il sait où il va, c'est sûr: là où le vent et le courant le poussent. Comme une coque de noix insubmersible, mais certainement pas prête à gouverner, c'est à dire à prendre des décisions claires. D'autant qu'il semble tout de même accumuler les erreurs et les écrans de fumée dans sa vie professionnelle.
Soi-disant défenseur du faible et de l'assuré opprimé, il est en fait surtout occupé à attaquer au pénal les journalistes critiquant le MCG, à s'opposer aux travaux du CEVA et à tenter de justifier, jusqu'au TF, les expulsions indues des locataires de l'immeuble de sa femme à Champel. Ce qui, lorsqu'on veut faire de la politique à Genève, capitale de l'Asloca, est tout de même une connerie politique majeure et montre où passe la séparation qu'il fait entre sa vie politique et son intérêt personnel !
Pour le peu que j'en sache, il se murmure que son exclusion de la liste PDC est surtout due à son opposition ferme au CEVA, ce qui me parait on ne peut plus normal et justifié. La seule erreur du PDC est de ne pas l'avoir dit en face : on ne se présente pas sur la liste d'un parti, lorsqu'on veut attaquer en justice la principale dépense du canton pour la législation à venir, votée par le parlement unanime et par ce parti en particulier qui en était l'un des moteurs !
De fait, cette dépense, il l'a augmentée de plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de francs en menant son travail de sape jucidiaire pour retarder les travaux de plus d'un an. La fronde anti-CEVA était menée de Champel, pour de mauvaises raisons, qui ressemblent fort à des intérêts personnels. La crainte d'une dépréciation des immeubles de Champel, où son épouse est propriétaire, donc. C'était une crétinerie majeure: le monde entier sait qu'un bon raccordement à un réseau de transport public rapide en site propre revalorise considérablement les immeubles d'une grande ville. Même dans les quartiers chics. Aini avec le CEVA, Champel ne sera plus qu'à 5 minutes du quartier des organisations internationales, au lieu de 3/4 d'heure aux heures de pointe, c'est plus d'une heure par jour de gagnée ! Refuser cela parce qu'on craint que les cambrioleurs viennent et repartent en train, il faut le faire !

Commentaires

Excellent texte !

M. Poggia est un "globe-trotter" de la politique, il a fait la tournée des partis jusqu'au moment où il a trouvé celui qui lui a permis de se faire élire.

Écrit par : Lise | 27/10/2013

Le seul tort de Me Poggia est qu'il dérange sérieusement la caste au pouvoir, c'est pourquoi ces derniers font feu de tout bois pour lui barrer la route.Et c'est dommage pour la démocratie !!!

Écrit par : Amar | 27/10/2013

Certainement pas, M. Amar. Mauro Poggia et son parti baignent au contraire dans la posture classique de l'extrême-droite qui ne fait que renforcer le contrôle des plus riches sur les plus pauvres.
Leur obsession, c'est exactement ça: le contrôle; le pire côté de la droite: non pas la responsabilité individuelle chère aux libéraux-radicaux, mais le règne d'une caste sur un peuple d'asssistés asservis. Une sorte de retours de la féodalité paternaliste, qui se remarque aussi dans le rapport obsessionnel à la frontière: on ferme tout, pour pouvoir rester entre soi et éviter les contaminations...
Leur côté "social" ne sert qu'à capter des voix, mais en vérité, ils votent toutes les mesures anti-sociales. ce n'est pas un hasard si une partie de la droite est prête à les accueillir à bras ouverts.

Écrit par : Philippe Souaille | 28/10/2013

les tontons flingueurs: ils ne tirent pas sans sommation ils tirent sans conviction.
je n'imagine pas que les pieds nickelés de l'extrême droite genevoise à quelques exceptions: Nydegger-Bertinat par ex , soient porteur d'un quelconque projet politique.
Nous avons à faire avec des petits arrangements -derangemnts entre amis ou ennemis.
Pour le reste , s'il en reste c'est le tout à l'Ego, et seul des comportementalistes estampillés des meilleurs facultés américaines pourraient analyser ce qui pour une bonne part relève de l'irrationnel ou de la culture du mythe cher à Pascal.D

Écrit par : briand | 28/10/2013

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