10/05/2014

Voulez vous d'une Genève refermée sur ses frontières ?

A une semaine des votations, la décision du peuple sur le cofinancement de P+R en France reste incertaine.
Ces deux petits films de la série "Autour du CEVA" vous aideront à vous faire une opinion: on y voit la situation des-dits parkings et leur fonctionnalité dans le premier, l'explication du projet par les responsables politiques dans le second.

Ici

et

ici 

Quelques faits sont incontestables:
- construits aux emplacements choisis, ils seront plus efficaces et moins chers que s'ils étaient construits en Suisse.
- ils rendront principalement service à la Suisse, en réduisant bouchons et pollution et ne seront utiles à la France qu'indirectement

- Les P+R bien situés sont pleins, archi pleins.
- Séparer les parties françaises et suisses de l'agglomération genevoise serait aussi impossible que de séparer Carouge de Genève. Pourtant Carouge et Genève furent longtemps séparés par une frontière.

- Dans toutes les agglomérations du monde, les centre-villes, plus riches et mieux dotés en entreprises, gros contribuables, soutiennent la construction d'infrastructures en périphérie, qui sont utiles à tous.

- Genève et la Suisse sont plus favorables aux entreprises, qui sont de gros contribuables, tandis que la France est plus accueillante aux logements, dont les habitants coûtent cher en infrastructures. Genève profite de cette situation en pouvant ainsi loger en France les arrivants que son dynamisme attire, mais aussi les Genevois qui peuvent ainsi trouver des logements abordables. Si l'on ne veut pas que la périphérie se paupérise et au contraire que ses infrastructures s'améliorent, il est clair que le centre doit aider sa périphérie.

Après, libre à chacun de décider que non et non, pas question de financer quoi que ce soit en France, à deux kilomètres de chez nous, pour des gens qui contribuent à la prospérité de l'agglomération, quand bien même par la péréquation intercantonale, nous finançons des infrastructures à Obwald ou à Glaris pour des montants trente fois supérieurs. C'est un choix. Un peu borné, comme par des bornes frontières,mais c'est un choix, celui d'une Genève refermée sur ses frontières. Un vote contre la prospérité et contre l'Esprit de Genève. Chacun son truc.

Commentaires

Carouge et Genève sont toujours deux entités différentes qui sont gérées séparément et c'est très bien ainsi. Cela contribue au charme de chacune d'elle. On peut collaborer sans forcément se mélanger. L'esprit de Genève quand à lui n'est pas un héritage soixante-huitard. Le respect d'autrui commence par la limite à ne pas franchir. "Donner mais ne pas se laisser prendre" Le modèle genevois ne doit pas copier celui d'autre grandes villes du monde. C'est bien parce qu'elle est forcée d'être comme les autres notamment en matière bancaire que Genève perd de son attractivité. Comparaison n'est pas raison.

Écrit par : norbertmaendly | 10/05/2014

Carouge et Geneève sont gérées séparément, mais il existe une péréquation intercommunale qui donne de l'argent des communes riches aux communes moins riches et c'est très bien ainsi. De plus en matière d'infrastructure concernant les deux communes, eh bien il y a participation des deux entités, voire en plus du canton. Et c'est très bien ainsi.
Or des P+R sur des routes françaises donnant accès aux transports publics suisses sont à l'évidence des infrastructures communes ayant une fonctionnalité commune.
Pour ce qui est des problèmes bancaires, ne mélangeons pas tout. Et nos industries bancaires ont besoin d'une région qui fonctionne, sans tiraillements inutiles avec le voisinage et avec le moins de bouchons et de pollution possible, au meilleur prix.

Écrit par : Philippe Souaille | 10/05/2014

Financer les infrastructures à Obwald ou Glaris est tout à fait normal puisque c'est des cantons suisses. Par contre pour financer des infrastructures à l'étranger la confédération possède un fond pour venir en aide aux pays en voie de développement ! Maintenant, si vous estimez qu'il est normal de partager les frais des P+R il serait aussi logique de partager les frais d'entretient et de modernisation des bateaux de la CGN or, les cantons de Genève, Valais et Vaud ont dépensés 13 millions pour rénover le Vevey et 15 millions pour rénover le Simplon avec l'aide de l'association pour la sauvegarde des bateaux belle-époque, des communes de suisse romande et de donateurs privés mais par un centime de nos voisins ! Est-ce normal ? Pour info, toutes les communes riveraines du lac possèdent des cartes postales illustrées avec ces magnifiques unités mais, d'un côté on assume en payant et, de l'autre, on se défile comme d'hab !

Écrit par : Gedeon Teusmany | 10/05/2014

Au moins tu ne fais pas partie de ces journaleux qui lancent des trucs et qui se débinent. J'ai pris la décision de ne plus intervenir sur leurs blogs.
Et comme ils sont nombreux, je vais devoir me replier sur les quelques courageux de ton genre.
Merci d'être là.
Ne t'inquiète pas trop pour ces parkings, ça devrait passer facile.

Écrit par : Pierre Jenni | 10/05/2014

Votre logique date d'un autre siècle, M. Teusmany et vos propos sont inutilement désobligeants. Est-ce qu'Obwald ou Glaris sont des cantons en voie de développement pour que Genève aient besoin de les aider ? Non bien sûr, il s'agit juste de solidarité naturelle entre ville et campagne et de simple intelligence. Partager contribue à mieux vivre ensemble et c'est la base de toute communauté.
Il existe une communauté fédérale, à l'échelle de la Suisse et c'est très bien ainsi. Il doit en exister une autre, à l'échelle de l'agglomération, de la communauté que nous formons avec nos voisins d'à coté, avec qui nous partageons nos lieux de loisirs, nos lieux de travail, nos routes, nos marchés, nos plages et nos cinémas, etc...
Cette entité "agglomération" existe qu'on le veuille ou non. Et si jamais, j'anticipe votre prochain argument "nous n'avons pas voté pour en être". Non, mais nos représentants élus y travaillent depuis des dizaines d'années. Et pour devenir membres de la Suisse non plus, nous n'avons pas voté. Jamais. D'ailleurs quand les communes sardes et françaises sont devenues genevoises en 1815, il n'est même pas certain qu'un vote aurait confirmé la chose.
Sinon, la CGN et la rénovation des bateaux Belle Epoque, c'est du patrimoine. Utile et joli, mais anecdotique en regard des problèmes de circulation et de pollution. Chaque chose en son temps. On commence par les parkings et cela pourrait peut-être aider à prendre en charge collectivement le patrimoine commun demain.
Mais si jamais, je vous signale qu'Obwald ou Glaris ne paient rien pour l'entretien du jet d'eau... Pourtant, je suis certain qu'ils ont aussi des cartes postales avec le jet d'eau dans un coin de leurs boutiques de souvenirs...

Écrit par : Philippe Souaille | 11/05/2014

D'abord, si vous ne publiez pas ce message peu importe, au moins vous l'aurez lu et cela me suffit car vous allez vous rendre compte combien on deteste les gens comme vous, qui assis tranquilement, se permet d'écrire comme un grand écrivain detenteur de la vérité absolue.

Non, on ne veux pas que les frontières soient fermées ainsi tout le monde pourra venir et s'installer sans aucun problème. Nous invitons nos amis frontalier de s'installer chez nous. Mais ce ne sera pas possible. Mieux vaut garder sont statut de "Frontalier", qu'à été bien inventé pour mieux profiter de notre système. Il faut en être con pour vivre à Genève, on a entendu dire de la bouche des frontaliers a chaque fois.

A vous entendre, il faut se plier a ce qui doit être car c'est notre destin et il n'y a rien a faire. La gauche comme la droite enfoncent les pays dans la misère. La gauche fourni la main d'œuvre avec ses idées que vous partagez et la droite dispose. Les peuples ont de plus en plus conscience qu'aucun des deux partis politiques ne trouveront pas de solution. La seule et unique alternative, ce sera, l'option partis "populiste" qu'eux au moins proposent autre chose. La Suisse en a marre de continuer à supporter tout cela. Si les socialistes pensent que la solution sera de vivre selon ses idées, on est mal partis. La gauche est un parti pour faire du social mais incapables de gérer l'économie d'un pays. Hier encore un PDC continuait à dire que la Suisse doit être encore plus souple avec nos voisins frontaliers qui non seulement ont déjà un bon travail et bien rémunéré chez nous, mais encore il faut s'en occuper plus pour améliorer leur qualité de vie, eux et leurs communes du côté Français, sous excuse, encore une fois de la "Grande Genève". Qui veut de cette Grande Genève ? Les frontaliers, les communes françaises, les familles des politiciens et patrons qu'ont une partie de leurs familles de l'autre côté de la Suisse, si ce n'est pas eux même qu'habitent sur France. Combien de nos élus ont construit leurs maisons sur territoire Français ? Maintenant il faut voter pour ou contre la création des parkings P+R sur France avec notre argent qui manque déjà cruellement pour rénover nos écoles, nos immeubles qui deviennent de plus en plus vétustes. S'il faut construire des parkings relais sur France, les principaux intéressés doivent se débrouiller pour trouver de l'argent chez eux. De l'argent il y a beaucoup qui part de la Suisse pour remplir les caisses des communes voisines. Ces communes qui nous entourent sont les plus riches de France et tout cela grâce à l'argent qui part d'ici. Faudra que ces communes demandent au gouvernement français a Paris de contribuer à la construction de ces parkings car il y va de l'intérêt de l'état de s'en occuper de ses travailleurs qui avant de trouver un emploi en Suisse étaient des chômeurs sur France. Et de notre côté, il faudra être un peu moins laxistes avec les frontaliers et ses communes. Déjà nous employons plus de 70 mil frontaliers en encore faudra faciliter leurs déplacements ? On devra obliger aux frontaliers à se débrouiller eux-mêmes s’ils veulent continuer à travailler en Suisse.

Imaginons tous ces frontaliers au chômage en France, vive le Pôle Emploi français. Faut les obliger à trouver des solutions de leur côté.

Et si on se fait les malins, va falloir passer à l'action. Bloquer le passage et c'est tout, voilà dans l'état dans lequel les genevois sont. On ne peut pas continuer à en avoir le beurre et l'argent du beurre.

Il n'y a que les partisans pour l'Europe et les patrons qui pensent qu'ils sont indispensables ici.

Quand on voit comment certains politiciens agissent et on se demande de quel côté ils sont.

Ce sont des PRO FRANÇAIS, Genève est notre Crimée, défendons-là.

Écrit par : Manco | 12/05/2014

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