07/09/2015

Région et sondage bidon

"Je MCG"... Tellement révélateur, le lapsus calami d'Eric Stauffer dans sa réponse au blog de JF-Mabut : "En conclusion sachez que je MCG est contre l'Europe de Bruxelles" . La gus se prend pour Louis XIV ou pour un Empereur Romain. Peut-être les deux à la fois et son parti, c'est lui. Betty Bossi doit se retourner dans sa tombe. De rire...
Quant à la Julie et ses sondages bidons, Jean-François Mabut devrait savoir que si un militant MCG retourne voter 230 fois avec la même adresse IP, c'est juste un crétin, ce qui n'est pas toujours un pléonasme. Parce que pour changer d'adresse IP, il suffit d'éteindre et de rallumer son routeur et qu'il existe même des logiciels qui brouillent vos traces. Pas mal de gens savent pratiquer ce genre de choses dans les rangs de l'extrême droite. J'aurais personnellement davantage confiance dans la volée de bois vert reçue par l'annonce de l'initiative idiote du Mouvement Contre Genève. 
De toute manière, là où le bât blesse, dans les sondages de la TDG, c'est moins que n'importe qui puisse voter autant de fois qu'il le désire, que la non-représentativité de l'échantillon. Les blogs et les commentaires de la Tribune électronique étant squattés à demeure par tout ce que la région peut compter de fachos aigris et de vieilles réacs désoeuvrées, il y a belle lurette que celle-ci n'est plus commentée que par une portion de la population qui n'est absolument pas représentative de l'ensemble des travailleurs votants de ce canton. On l'a vu à plusieurs reprises lors de votations ou d'élections. Et heureusement.
Reste que la votation sur les parkings a effectivement vu la victoire, courte mais réelle, des ennemis de la région et de la prospérité de Genève. Le danger est donc bien réel d'une victoire du Mouvement Contre Genève, qui mettrait cette fois l'économie de la ville et du canton à genoux, après avoir causé une crise diplomatique majeure. 
Exemple de l'absurdité de la démarche du MCG: le coût d'un élève au collège est d'environ 20 000 Francs par an, un peu moins à l'Ecole primaire, mais toujours bien au-dessus de ce que paie comme impôts annuels la grande majorité des gens. Soit dans les 200 000 Francs pour une scolarité, sans compter l'Uni. Un peu moins pour Eric Stauffer et ses sbires qui n'ont généralement pas suivi l'école très longtemps... Pour la société, c'est un investissement, car la plupart des collégiens, écoliers et apprentis vont ensuite travailler et contribuer à la prospérité collective.
Le travail n'est pas une récompense qu'on donne à quelqu'un, c'est de la richesse produite par le travailleur, qui profite au travailleur, bien sûr, mais aussi à son patron et à la collectivité par le biais de l'impôt direct et indirect.
Or pour près de 100 000 travailleurs résident en France qui contribuent à la richesse de Genève et y paient leurs impôts, c'est généralement la France qui a payé leurs scolarité. Un rapide calcul à la louche permet d'articuler un chiffre de 1'ordre de 15 milliards... L'équivalent de l'ensemble du déficit genevois. Et ce sans parler des routes, de la sécurité, de la santé, bref de tout ce qui incombe à l'Etat et aux collectivités locales. Par analogie, rappelons le cas des Internationaux, qui ne paient pas d'impôt à Genève (mais qui en paient, prélevé à la source par leur organisation, dans le pays qui les rétribue).  L'immense majorité d'entre eux place ses enfants dans des écoles et collèges privés (l'employeur payant les 3/4 des frais) , qui au lieu de coûter à l'Etat de Genève, lui rapporte...
On voit bien là qu'une suppression de la rétrocession serait parfaitement inéquitable et matériellement impraticable. Une bombe dans les relations régionales, que Stauffer, ce tartuffe égocentrique, prétend aimer et vouloir soutenir.
Quant à son argument sur les complications administratives françaises, il oublie juste deux choses, probablement volontairement:
1) les entreprises françaises les subissent au quotidien de la même manière, et sont bien obligées de faire avec, cela fait partie de l'ADN hexagonal, et c'est effectivement un problème majeur pour la France. Mais ce n'est en rien dirigé contre la Suisse.
2) les entreprises françaises, pour venir travailler en Suisse, sont confrontées à un problème tout aussi insurmontable, à savoir le montant des salaires suisses, qu'elles doivent respecter. Ce qui, compte tenu des charges sociales françaises, proportionnelles aux dits salaires, les font grimper à des hauteurs stratosphériques. Les entreprises suisses doivent aussi faire avec le coût de la main d'œuvre et ce n'est pas dirigé contre la France.
Tout cela fait partie des problèmes nés de la frontière, qu'il faut impérativement parvenir à régler peu à peu, par le dialogue et les aménagements. Mais certainement pas en jetant une bombe sous la table...

Dernière chose encore, Stauffer demande à ce que Genève reste leader de la région. Mais personne ne le conteste. Les élus français ne cessent de répéter que c'est à la Ville centre que revient le leadership. Sauf qu'être leader, ce n'est pas prendre les décisions tout seul et les imposer sans concertation. Sauf bien sûr dans un parti d'extrême droite où le Duce peut s'exprimer en disant "Je MCG"...   

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