09/10/2015

Les jeunes ont un nom pour ça: "gros mytho !"

Après le concert des Stones et la Tour d'Onex qui n'ont jamais vu le jour, voici donc Stauffer auto-proclamé sauveur de la Genève Internationale, ami de chefs d'Etats (c'est vrai qu'il a été en conflit financier avec les autorités du tout petit pays de son épouse) et doté de compétences économiques reconnues... Surtout en matières de faillites, dans lesquelles il a été impliqué, jusqu'à la case prison !
Il clame avoir insisté pour payer son voyage. Sauf qu'il n'a jamais été prévu que les entrepreneurs participant le fassent autrement qu'à leurs frais.
Le plus gros mensonge de cette affaire, en dehors de repousser une audience au Tribunal de Police qui tombait juste avant les élections, c'est sa raison même. Stauffer présente sa participation comme un service rendu à la promotion économique genevoise. Une injure aux fonctionnaires concernés, qui ne sont pas payés pour avoir besoin de son aide. Voilà qui donne une image bien bananière de la République. Particulièrement déplorable à Singapour, une île très à cheval sur la loi et l'ordre, où les rôles sont définis très clairement.
S'il y va, c'est pour faire du business. Mais de quel ordre à Singapour, plaque tournante financière mondiale ? Sa tentative à la tête d'une boîte de nuit n'a pas duré et Singapour n'a jamais attendu Genève pour vendre des abonnements natel ou des poissons rouges... Reste son activité passée d'apporteur d'affaires pour des banques de la place. Qui s'est plutôt mal terminée, par des procès et des menaces, avec les banques et avec son pote gouvernemental mauricien. Est-ce de cette image là dont la Genève financière a besoin, à l'heure des échanges d'information et de la moralisation des flux financiers internationaux ?

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