30/08/2016

Quand le Président du Club suisse de la presse désinforme

Surprenant de voire à quel point le blog du président du Club suisse de la Presse semble inféodé au Kremlin. Au point d'en reproduire les pires mensonges.
Ainsi donc, Maïdan aurait été la chose des ukrainophones de l'Ouest ? Ah oui ? J'ai suivi pas à pas le montage du film de Babylon XIII (présenté au FIFDH 2015) tourné dès le premier jour des évènements. Des dizaines et des dizaines d'heures de rushes. Les jeunes activistes culturels qui étaient le fer de lance du mouvement sur la place dès son origine étaient majoritairement russophones et originaires du Donbass et de Crimée. Plusieurs d'entre eux y ont d'ailleurs longuement été emprisonnés quand ils ont voulu rentrer chez eux retrouver leurs parents après l'occupation militaire de leur pays par l'armée rouge. Pardon, l'armée russe des petits hommes verts... Certains sont d'ailleurs toujours en prison, parfois même en Russie.
Les gens de l'Ouest sont venus dans un deuxième temps, armés et bien décidés à ne pas se laisser faire, quand les berkouts du régime ont commencé à tirer sur les manifestants pacifiques du début.
D'ailleurs, il y a un moyen très simple de savoir qui a commencé avec la violence et les actions militaires: qui est à l'offensive depuis le début, qui s'est préparé, qui a massé ses troupes, et qui reste sur la défensive, sans véritable préparation ni plan d'attaque, se contentant jusqu'à présent de sauver les meubles ? 
De même, prétendre que les Ukrainiens réfugiés aux Etats-Unis après la guerre sont tous d'horribles nazis est encore un mensonge éhonté. La plupart des nazis ont été récupérés et utilisés par les services soviéltiques à toutes sortes de tâches plus ou moins avouables.  Les Ukrainiens qui sont partis sont la plupart du temps des gens qui ont fui l'oppression soviétique et on les comprend. 
Quant à prétendre que les fachos et les pro-nazis sont du côté des ukrainiens, c'est là encore une fable immonde. Oui, il y a des nationalistes parmi les combattants ukrainiens, mais tous les résistants à l'oppression soviétique n'étaient pas nazis, très loin de là. Et Aujourd'hui, en tout cas, parmi les français qui combattent aux côtés des Russes au Donbass, il n'y a que de nazillons de la pire extrême-droite qui soit:
 http://www.streetpress.com/sujet/1472465929-donetsk...

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