02/03/2017

Faire le choix du progrès et de la réforme pour la France

Et si l'on arrêtait de parler politicailleries et querelles d'appareils qui n'ont de conséquences que pour les intérêts personnels d'une poignée d'élus, pour s'occuper concrètement des problèmes des gens ? La droite, l'extrême-droite, la gauche de la gauche et l'extrême gauche ont tiré à boulets rouges sur François Hollande et son gouvernement pendant 5 ans.
Certes, il a pécloté, au début. Mais au final, il a fait passer des réformes sociales que Sarkozy n'avaient pas osé ou pas été en mesure de présenter. Des réformes classées plutôt de droite, oui, qui libéralisent l'économie, oui, mais sur lesquelles une majorité de Français raisonnables ne peuvent que s'accorder, si cela permet au pays de se redresser. Ce qu'il a timidement, mais indéniablement commencé à faire. La France n'est pas en faillite et le chômage a cessé de croître. Ce qui dix ans après la crise de 2007, n'est pas si mal. Pour mémoire, dix ans après celle de 29, on était en 1939...

Aujourd'hui il semble qu'une majorité de Français se retrouvent au centre, épris à la fois de solidarité et de libéralisme économique, ce qui est loin d'être incompatible. Tout est dans les dosages. Qu'il s'agisse de la droite du PS ou de la gauche des Républicains, il est évident que ces gens peuvent s'entendre et travailler ensemble à une société plus juste et plus efficace.
Sur les enjeux essentiels, ils sont d'accord : préserver la démocratie, construire et consolider l'Europe, renforcer l'euro, assurer la sécurité intérieure en donnant les moyens nécessaires à la police (que la droite lui avait enlevé...) protéger la sécurité extérieure en maintenant le libre échange... et en se montrant fermes à l'égard des voyous qui n'ont d'autres ambitions que de détruire l'Europe. Ce qui ne signifie pas qu'on arrête de parler avec eux, mais qu'on arrête de se laisser marcher dessus, en sacrifiant les peuples, comme en Ukraine ou en Syrie.

Si Fillon se maintient, son sort parait scellé. Il ne sera pas au 2ème tour, qui verra s'affronter Macron et Le Pen. L'Europe contre le nationalisme, l'ouverture contre la fermeture, le progrès contre la réaction, l'humanisme contre le repli sur soi, l'économie contre le protectionnisme, l'intelligence et l'expertise contre le populisme et la trumperie des masses. Alors certes, les valeurs de division et de repli sur soi ont le vent dans le dos, tandis que les valeurs de modernisme et de partage – au-delà de la nation- ne font plus recette. Mais il est plus que temps d'en découdre en jouant carte sur table.
La droite traditionnelle catholique et filloniste risque de renforcer Le Pen, de même qu'une partie des voix d'extrême gauche mélenchonistes, emportées par leur credo souverainiste et anti-européen.
Mais en face je reste persuadé que la majorité des gens raisonnables, ceux qui travaillent et font vivre le pays, ne se laisseront pas séduire par les sirènes de la haine. Que la majorité des votants se défiera de gens financés par le Kremlin, dont on sait qu'il n'a d'autre rêve que de casser l'Europe, pour étendre la mainmise de Moscou de Brest à Vladivostok. Ne laissons pas casser la France.


Pour ceux que cela intéresse de jeter un oeil sur le programme :
https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme

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