16/04/2017

Macron va gagner, parce qu'il est le candidat du bien commun

Pourquoi Macron explose-t-il tous ses concurrents potentiels au 2ème tour ? Parce qu'il est un candidat de consensus, le candidat de l'amour de l'autre et du bien commun contre les candidats de la division qui basent leur discours sur le rejet ou le mépris d'un bouc émissaire.
Le candidat des bisounours, dirons certains, mais les bisounours sont heureusement encore très nombreux en France, conscients qu'un pays, c'est un ensemble. Pour qu'il marche bien, il doit être rassemblé. Tandis que ses adversaires ne font qu'opposer leurs partisans aux autres, en les chauffant à blanc.
Pour Le Pen, l'héritière, l'ennemi c'est l'émigré, l'étranger, le musulman. Peut-être bien le juif aussi, mais ça on n'ose pas le dire en public...
Pour Mélenchon, l'humaniste de pacotille, le riche n'a qu'une utilité : comme décoration à la lanterne accompagné de l'Allemand et de l'Américain, qui sont les alliés du riche...
Pour Fillon, l'ennemi, c'est la gauche, les syndicats, les canards et les journalistes, les tailleurs, les avortées, les ouvriers qui ne parlent pas français et puis aussi un peu les gays. Pour les divorcés, on ne sait pas...
Bref, beaucoup trop de monde, au final !

Ces dernières décennies, la France a essayé toutes ces divisions et ça ne marche pas. Sauf la division par l'extrême-droite, depuis un bail, mais ça qui s'en plaindrait ?
La division contre les riches ne marche pas non plus, n'a jamais marché nulle part. Parce que c'est balot, mais ce sont les riches qui font tourner l'économie et depuis une lanterne, ou depuis la Belgique ou la Suisse, ou l'Angleterre, ben c'est plus compliqué. Par contre, on peut faire en sorte qu'ils contribuent plus efficacement au bien commun et ça c'est l'idée de Macron.
La division contre les pauvres, ou plutôt leur pressurage indécent au profit d'une toute petite minorité, ça ne marche pas bien longtemps non plus, parce que les pauvres ont les moyens de bloquer la rue, ce qui paralyse tout le monde.
Au final, c'est la République de tous qui perd, par la faute de quelques-uns. Alors, oui, dans les meetings, ça rapporte de faire huer ou siffler ou détester l'ennemi, mais une fois élu, pour faire passer les lois, quand on a bien monté la moitié du pays contre l'autre, ça devient plus difficile...

Donc il faut trouver le moyen de faire autrement, au-delà des clivages et des divisions, de rassembler non seulement à l'intérieur du pays, mais à l'extérieur aussi. Au niveau de l'Europe d'abord, parce qu'on a besoin d'elle et qu'on est plus fort ensemble que tout seul. Au niveau du monde ensuite, parce qu'au final, l'humanité n'est qu'une seule entité et qu'elle a des problèmes à résoudre, comme le réchauffement climatique, la répartition des richesses ou les risques de guerre qui doivent être gérés en commun.

Macron n'a jamais attaqué une catégorie dans son ensemble, ce n'est pas son truc. Ni en politique intérieure, ni en politique étrangère. Des individus oui, des leaders qui utilisent leur pouvoir dans des directions de haine et de division, oui, ceux-là sont criticables et doivent être critiqués, en nommant les responsables. Pas les peuples, ni les catégories sociales, nous avons tous besoin de tout le monde, ou presque et moins il y aura d'ennemis, plus il sera facile d'avancer.