La mondialisation humaniste

  • La "Lex Netflix": une chance d'avoir des films suisses grand public

    Pour la rentrée parlementaire, le Conseil National doit voter sur une proposition du Conseil Fédéral, qui promet d’injecter quelques millions de plus dans le financement du cinéma et des séries télés en Suisse, sans que cela coûte un centime aux finances publiques. L’estimation basse, c’est dix millions par an qui s’ajouteront aux 85 millions versés par l’Office fédéral de la Culture, la SSR, les institutions régionales comme Cineforom et divers organismes allant de la Loterie Romande aux sociétés de droits d’auteurs (SSA et Suissimage), pour financer chaque année en Suisse une petite dizaine de films et séries, plus des dizaines de courts métrages et de documentaires.
    C’est peu, quand on songe que le Grand Théâtre à Genève, reçoit 60 millions par an et l’Opéra de Zürich, 80 millions… De fait les films à gros ou même moyen budgets n’existent pas en Suisse et c’est dommage, mais 10 productions par an, pour 8 millions d’habitants, c’est déjà consistant. On ne peut pas encore parler d’industrie du 7ème art, mais c’est un artisanat solide. Le principal but de la nouvelle loi sera d’assurer sa présence sur les canaux très américanisés de la vidéo « on demand », auxquels on estime qu’un foyer suisse sur deux est abonné, chiffre en augmentation.
    Détail essentiel, les plates-formes de VOD seront libres d’investir cet argent à leur guise (du moment que c’est dans des productions suisses), sans passer par le système des commissions professionnelles chargées de répartir la manne des subventions. Logiquement, ce nouvel apport devrait donc favoriser l’émergence d’une création helvétique orientée grand public… et du coup prometteuse de l’essor d’une vraie industrie audiovisuelle, que nos décors naturels et nos couleurs locales attendent de pied ferme, entre lacs et montagnes.
    Tout dépend cependant de ce que voteront les Conseillers nationaux, qui une première fois avaient raboté les ¾ du projet, avant que le Conseil des Etats ne le leur renvoie sous sa forme originelle.
    Surnommée « Lex Netflix », la future loi propose d’obliger les diffuseurs de programmes audiovisuels opérant en Suisse à consacrer 4% de leur chiffre d’affaires en Suisse à des productions suisses. Montant que le Conseil National avait réduit en première lecture à 1% seulement. Un chiffre dérisoire, en comparaison internationale.
    Si l’on est souvent à 12% en Europe, la France flirte désormais avec les 25%. Netflix avait anticipé la montée en charge française en dépensant plus de 100 millions d’euros dans des productions françaises en 2019. Il en est notamment résulté la série Arsène Lupin, avec Omar Sy, qui a fait un carton mondial. Pour Netflix, mais aussi pour ses scénaristes et réalisateurs, ce fut un véritable jackpot.
    Au vu du nombre de stars internationales résidant en Suisse Romande, une telle opportunité est loin d’être une vue de l’esprit. D’ailleurs, Netflix a d’ailleurs déjà mis à contribution Sophia Loren, résidente genevoise de longue date, dans un film réalisé par son fils Edoardo Ponti (né et éduqué à Genève). Si le tournage eut lieu en Italie, toute la campagne de promotion internationale, confinement oblige, s’est déroulée à Genève. Y compris lors de la nomination aux Golden Globes de ce remake de « La Vie devant Soi », avec Simone Signoret qui avait à l’époque obtenu l’oscar du meilleur film étranger.
    C’est important de parler de stars, car c’est l’un des écueils du cinéma romand : alors que c’est un critère essentiel du financement et du succès d’un film partout dans le monde, le casting n’est pas vraiment un critère dans le choix des films qui seront subventionnés par les commissions fédérales et régionales. Il n’y a d’ailleurs quasiment pas de comédiens dans les commissions d’attribution des subventions, peuplées de producteurs, de réalisateurs, de scénaristes et de critiques cinématographiques, qui choisissent davantage en fonction de critères stylistiques un peu élitaires, voire idéologiques, qu’au gré de l’émotion qui fait généralement les succès publics.
    Ce tropisme « art et essai » du cinéma suisse – et du cinéma romand en particulier - explique le récent quiproquo de scénaristes qui pétitionnent pour se plaindre de ce que le succès ne soit pas récompensé. Or de fait, il l’est mais tout dépend de quel succès on parle. Tous les contrats de droits d’auteurs prévoient un pourcentage sur les recettes et c’est ce pourcentage, sur les recettes en salles mais aussi les ventes en télévision, qui assurent le gros des revenus des scénaristes et réalisateurs dans les pays voisins.
    En Suisse, c’est la double peine : le marché est trop petit pour que les remontées de recettes soient signifiantes et en plus, l’immense majorité des films produits (parce que les seuls subventionnés) n’attirent pas l’attention du public. En tout cas nettement moins qu’un blockbuster hollywoodien ou qu’une comédie française à succès. Du coup, les commissions et l’Office fédéral de la Culture mais aussi la pétition des scénaristes se basent sur l’accueil des films dans les festivals et les éventuels prix reçus pour évaluer leur succès. Mais qui a déjà été voir un film parce qu’il avait été primé à Soleure ? La plupart des gens vont au cinéma (ou louent à la demande) pour le trailer, le pitch, le casting… et la presse, sachant que les « Cahiers » diffusent à 15 000 exemplaires et Voici à 220 000… Une actrice en vue attirera davantage de monde qu’une critique aiguisée.
    Ce cercle vicieux plafonne la part de marché du cinéma suisse en Romandie à moins de 1% sur les 30 dernières années. Le seul moyen d’en sortir, c’est de laisser des investisseurs avertis – en l’occurrence les diffuseurs - décider seuls du type de films dans lesquels ils veulent placer leur argent, du moment que ce sont des films suisses. C’est exactement ce que prévoit la future loi et les parlementaires de droite qui seraient tentés de s’y opposer ou d’en réduire la portée auraient grandement tort.
    Il est sain que l’argent public soutienne la culture et ses avatars modernes, pour éviter que le laminoir des lois du marché soit seul à répondre aux goûts du public. Mais s’il n’y a que de l’argent public, comme c’est le cas en Suisse, on réduit tout autant le champ des possibles. Intelligente, la nouvelle loi organise la complémentarité. C’est le meilleur garant d’une diversité de choix et de perspectives d’avenir pour l’audiovisuel et la liberté de la création en Suisse.

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  • Jalousie et musique dans la Cité

    La jalousie est mauvaise conseillère et fait dire des bêtises. Ainsi, pour les opposants à la Cité de la Musique, l’OSR reçoit le double du montant perçu par l’Orchestre d’Ile de France mais n’apparait dans aucun classement alors que l’OIDF serait dans les 20 meilleurs mondiaux… Sauf que, non, l’OIDF arrive à peine en neuvième position de la liste des meilleurs français, tandis que l’OSR, pépite du patrimoine international, a profondément marqué la musique du XXème siècle, en accumulant les créations d’importance mondiale sous la houlette d’Ansermet, un monument à lui seul.
    Par ailleurs, les salaires suisses étant le double ou le triple des français (ainsi que le coût de la vie) et les grands orchestres étant essentiellement composés de dizaines de musiciens (qui ont fait plusieurs années d’études très très sélectives pour exercer leur art), il parait logique que ces musiciens, en Suisse, touchent des salaires suisses.
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    La dissonance entre mes potes rockers, vent debout contre la Cité de la Musique et mes voisins élèves de la HEM, musiciens « classiques » mais pas uniquement, futurs utilisateurs de la dite cité, c’est que les premiers sont des amateurs doués, quand les seconds sont des professionnels, sacrifiant tout à leur art, dans un monde extrêmement concurrentiel où seuls les meilleurs survivent.
    Paradoxalement, les « classiques » sont aussi les plus créatifs et loin de se contenter de reproduire les riffs de leurs idoles, ils innovent, inventent et travaillent sans cesse. Motivation, virtuosité et créativité leur permettront de sortir du lot, ce qui est essentiel quand on sait qu’après 5 ans d’étude, un( e) sur dix au mieux en vivra correctement...
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    J’ai assez milité pour que les artistes locaux soient soutenus, il y a plus de 40 ans lors de la création de l’AMR, puis de Changé et enfin de PTR, pour oser le dire : cracher sur le concurrent pour lui piquer ses budgets ne me parait pas fair du tout. Il y a un monde entre jouer du rock à 60 balais dans un bon groupe de reprises entre copains de toujours à Genève en répétant après le turbin, et bosser dix à douze heures par jour ses gammes, son instrument et ses partitions, venu de Paris, Rome ou Tokyo pour suivre les cours de la HEM – car oui, notre conservatoire a une réputation qui attire des étudiants du monde entier, grâce à l’OSR et à tout le reste.
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    Ailleurs, dans le vaste monde, une compétition tout aussi rude agite les milieux du rock, du rap ou des musiques électroniques… L’argent y coule à flots, suscitant même la jalousie du classique, parce que les enjeux sont professionnels. Il ne s’agit pas de trois gigs par an dans un pub, mais de cachetonner sur un disque qui peut-être sera d’or ou de platine. Ou d’en écrire la partition…
    Il se trouve qu’il y a un public à Genève, pour le classique et l’opéra, prêt à payer très cher ses places de concert, en plus du mécénat et des impôts, qu’il paie également, dans son écrasante majorité. Les bâtiments de la cité de la Musique seront financés intégralement par le privé, dont la fondation Wilsdorf (aka les bénéfices de Rolex). Les frais de fonctionnement viendront de la réunion des budgets actuels de l’OSR et de la HEM, sans ponction supplémentaire sur les fonds publics alloués à la culture (aka les impôts).
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    Pour mémoire, 700 contribuables à Genève paient à eux seuls trois fois plus d’impôts que les 180 000 qui en paient le moins (ou pas du tout). Devinez qui va au Grand Théâtre et qui se plaint au contraire des subventions au classique ? 48% de l’impôt sur le revenu et 85% de l’impôt sur la fortune sont payés par seulement 4% des contribuables. Et 32% de l'impôt sur le revenu et 67% de l'impôt sur la fortune sont payés par seulement 1%... Il en va de même des entreprises, les mécènes se recrutant parmi le tiers qui paie des impôts. En gros, c'est donc près de 2 milliards d'impôts qui sont payés chaque année dans le canton par quelques milliers de gros contribuables. Près de dix fois les budgets annuels cantonaux et municipaux de la culture...
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    Evidemment, s’ils paient tous ces impôts, c’est qu’ils ont l’argent pour… Leur lourde imposition est légitime, là n’est pas la question. Mais il faut être réaliste : si tu prends un max de pognon à quelqu’un sans rien lui donner en retour, même pas le plaisir d’aller écouter sa musique préférée dans sa ville et qu’au contraire, tu souhaites utiliser son pognon pour financer les concerts d’une bande de joyeux quinquagénaires qui, entre deux bières, jouent le même rock depuis 30 ans, le gars va finir par s’en aller voir ailleurs.
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    Et ce ne sont pas les destinations attractives qui manquent.
    Ce petit esprit genevois est vraiment à courte vue. Nulle part ailleurs dans le monde les différentes formes d’art ne sont plus aidées qu’à Genève par tête d’habitant. A fortiori quand on ajoute les fonds privés aux aides publiques. Mais il faut aussi laisser un peu les privés choisir ce qu’ils souhaitent soutenir. Si quelques centaines d’individus squattant les commissions d’attribution des subventions se les répartissent entre potes selon des critères qui leur appartiennent, tandis que les quelques centaines d’individus très fortunés qui en paient l’essentiel n’ont pas voix au chapitre, il va y avoir du sable dans la machine… Et c’est cela l’enjeu.
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    La musique classique et l’art contemporain sont les deux seuls domaines artistiques à Genève où ceux qui paient la facture ont voix au chapitre. Ce sont aussi les deux seuls domaines où Genève affiche une certaine notoriété internationale. Peut-être vaudrait-il mieux chercher à étendre ce partenariat dans la prise de décision dans d’autres domaines (l’audiovisuel et le virtuel notamment) que de flinguer la poule aux œufs musicaux du classique…
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    Quant à l’argument écologique, c’est une vaste blague. Dire qu’il faut arrêter l’urbanisation galopante et le mitage du territoire pour un terrain bordant la Place des Nations… Eh, les gars réveillez-vous, les murailles de la vieille ville ont été abattues il y a 170 ans… le Grand Genève fait un million d’habitants et la Place des Nations en est l’un des cœurs. Or la Rive droite est quasiment vierge d’équipements culturels alors que les milieux internationaux sont grands amateurs de musique classique. L’Orchestre de l’ONU est d’ailleurs le 2ème orchestre symphonique de la ville. Il attend lui aussi de pouvoir répéter et jouer dans la future cité.
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    Les étudiants de la HEM aussi sont impatients, pour qui le fait de pouvoir assister aux répétitions d’un orchestre symphonique est un plus qui a fait par exemple la réputation de Sibelius, l’école d’Helsinki considérée aujourd’hui comme la meilleure d’Europe, sinon du monde, Genève arrivant dans le peloton de tête…
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    Bref, en résumé, Genève doit elle redevenir un village de pêcheurs, et laisser dépérir ses attraits qui lui permettent de financer, tant bien que mal, la survie en ses murs de centaines d’artistes de tous styles et de toutes obédiences ? Qui du coup, dans un village de pêcheurs, risqueraient fort de crever la dalle...
    Ou doit-elle affronter l’avenir avec des projets qui soient de taille à assoir sa réputation pour les années qui viennent ?
    Psst, au fait, les étudiants de la HEM ne font pas que du classique. Ils étudient la musique... En général. Un petit exemple de ce que mes voisins étudiants en direction d'orchestre ont concocté entre potes, pour continuer à bosser ensemble, pendant le 1er confinement.
    Tom&Jerry Générique - Haute Ecole de Musique de Genève - YouTube

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  • 30 ans après, le film Ashakara redevient d'actualité.

    A l'époque, l'histoire de ce médecin africain avait connu un joli succès en Afrique et dans le monde, distribué en salles ou en télévision jusqu'en Chine, au Brésil ou aux Etats-Unis, battant même le record des entrées au Togo, où il avait été tourné. Joli coup pour un film suisse
    Le Dr Kara y propose un médicament (testé à l'Insititut Pasteur !) tiré d'un remède traditionnel, contre une pandémie qui ne dit pas son nom : paludisme ou plutôt HIV, car il s'agit d'une nouvelle maladie...
    Hélas, une firme pharmaceutique européenne, probablement suisse, veut racheter le médicament pour l'enterrer car il entre en concurrence frontale avec le nouveau médicament de la firme, qui a coûté une fortune en R&D.
    Le Dr Kara trouve de l'aide (et des financements) auprès des Nanas Benz, les commerçantes togolaises qui tiennent le commerce du Wax, le tissu dont on fait les pagnes, dans toute l'Afrique.
    Distribué en Afrique du Sud sur décision de Winnie Mandela, infirmière devenue Ministre de la Culture, il y avait fait un tabac... Au point d'inciter le gouvernement sud-africain à prendre la tête d'une croisade internationale qui avait abouti à la conférence de Durban, en 2000, contraignant les firmes pharmaceutiques à accepter que les génériques soient frabriqués et vendus dans les pays pauvres avant l'expiration des brevets, quand il s'agissait de maladies mortelles comme le HIV.
    Depuis peu vous pouvez voir le film en ligne sur l'excellent site Artfilm, qui propose en VOD le meilleur du cinéma suisse. Bon visionnement 


    https://www.artfilm.ch/fr/ashakara?fbclid=IwAR3Nbwr5H4KU7vEkn3zZSBpFIaS_7uSLsMcb6f7eBZp7l7D93dv4vO9sBPo

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  • COMPLOTS E46 : Despotes et milliardaires

    De l'enlèvement à Berlin d'un réfugié vietnamien à la corruption active des dirigeants africains devenue une spécialité russo-chinoise les pays non-démocratiques utilisent aussi bien la corruption que la lutte contre la corruption comme des outils de leur maintien au pouvoir.

    https://youtu.be/P2MQv7nlgFo

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  • COMPLOTS E45 Mensonges et propagande


    La propagande est une arme essentielle des guerres modernes et Poutine, comme le régime syrien, y ont consacré des fortunes, avec succès. Malgré les atrocités commises, leur propagande insidieuse, utilisant des canaux détournés, est parvenu à les faire apparaître comme les gentils, tout en noircissant leurs adversaires de la pire manière dans l'imaginaire collectif mondial.

    https://youtu.be/VqNY7LrG-rc

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  • COMPLOTS E44 : Le Petit Poisson qui en savait trop

    Lorsqu'une call girl raconte comment les oligarques se vantent en privé d'avoir trafiqué les votes sur le Brexit et l'élection de Trump, elle prend des risques. Et lorsqu'elle passe près d'un an dans une prison thaïe pour lui clore le bec… Avant d'être expulsée sur un vol en partance pour Moscou, il est difficile de ne pas penser que le Kremlin a décidément le bras bien long.

     

    https://www.youtu.be/XMPZtQZjpTU

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  • COMPLOTS E43 : Finance et coups tordus

    Les Oligarques russes, qui vivaient des crédits occidentaux, ont été particulièrement impactés par la crise financière de 2007-2008, certains d'entre eux accusant même la CIA de l'avoir déclenché exprès pour leur nuire! Ce qui explique en partie l'agressivité actuelle du Kremlin. Mais au-delà de cela, l'économie russe s'épuise dans une course à la propagande et à l'armement qui n'est pas sans rappeler celle qui causa la perte de l'URSS. La principale différence étant qu'entretemps, la Chine est devenue maîtresse du jeu.

     

    https://youtu.be/a5ZH-Hc6IpI

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  • COMPLOTS E42 : Les Kurdes, éternels perdants de l'Histoire

    Privés d'Etat, les Kurdes tentent désespérément de s'en bâtir un, quitte à s'allier avec le diable si nécessaire. Le PKK en particulier, aujourd'hui proche de Bachar el Assad comme il l'était du père, Hafez el Assad, qui finançait et entrainait les hommes d'Ocalan - avec le soutien actif du KGB - pour nuire à la Turquie kémaliste et donc à l'OTAN.
    Mais quelle que soit leur allégeance, au Kremlin, à la Maison Blanche ou à l'Iran, ils n'ont pas encore trouvé le protecteur qui leur offrira leur indépendance.

     

    https://youtu.be/wXPZZo3nu4U

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  • COMPLOTS E41 - A qui profitent les crimes du Maïdan ?

    Si le Maïdan, révolution ukrainienne pour l'Europe et la démocratie contre la corruption avait été utilisée comme prétexte par le Kremlin pour s'emparer de la Crimée, on aurait probablement retrouvé la trace d'agitateurs professionnels... Comme le Colonel Igor Guirkine, dit Strelkov, par exemple...

    https://youtu.be/IoQyT8HprVU

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  • COMPLOTS E40 - Tous les chemins du terrorisme mènent à Damas

    Parvenir à faire croire aux européens - particulièrement aux seuls qui soutiennent les rebelles syriens - que les attentats terroristes visent justement les pays de leurs seuls soutiens, c'est particulièrement retors et c'est ce qu'est parvenu à faire Damas, en inventant de toutes pièces une nouvelle organisation terroriste islamique, à base d'ex-officiers du renseignement irakien de Saddam Hussein...

    https://youtu.be/CvAh5Peo-rQ

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  • COMPLOTS D39 - Les Chemins du terrorisme mènent tous à Damas


    Soucieux d'introduire une taupe dans les milieux islamistes en Suisse, les renseignements helvétiques recrutent un ex-petit dealer genevois... Qui va se faire retourner dans une madrassa de Damas où il est censé pister les djihadistes en route pour l'Irak.

    Lire la suite

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  • COMPLOTS D38 - 11/09 le Chemin de Damas

    Djihad: la piste syrienne
    Depuis 1895 au moins et Chekib Arsalan, le djihad est une affaire syrienne. Mais avec l'arrivée au pouvoir du clan Assad en 1970, cela prend une réalité très concrête, avec des retombées explosives dans le monde entier. C'est quasiment un mode de gouvernement. Et ça ne s'arrange pas avec Bachar el Assad, qui entretient dans ses geôles des centaines de réservistes du sacrifice suprême, endoctrinés dans les madrassas tenues en laisse par le régime et entraînés militaires dans les bases de l'armée de l'air. Il les lâche au compte-gouttes au gré de ses intérêts géopolitiques et parfois massivement, comme en 2003 pour aller mettre le souk en Irak... Ou en 2011, pour faire échec à une révolution pacifique au départ.

    https://youtu.be/eh225m0FwAk   

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  • COMPLOTS D37 - La main de l'Iran derrière le chaos ayant suivi le 11/09 ?

    Du rôle essentiel de l'agent iranien Chalabi dans la décision d'attaquer Saddam Hussein à celui potentiel de l'émir blanc (et syrien) dans l'explosion d'AZF à Toulouse, en passant par le ralliement implicite de Ben Laden à la Syrie et à l'Iran, c'est une toute autre carte du conflit au Moyen orient (et des attentats en occident qui lui sont liés) qui se dessine quand on soulève les coins du tapis.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=mALRJSLCS5M&feature=youtu.be

     

     

     

     

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  • COMPLOTS D36 - La Présidentielle russe en 2000 : KGB ou KGB ?

    C'est l'histoire d'une paix ratée entre la Maison Blanche et le Kremlin. Mais du côté du Kremlin "l'Etat Profond" ( en Russe on préfère parler de "siloviki", les hommes en uniforme = le KGB) avait-il jamais vraiment songé à lâcher les rênes ?

    https://youtu.be/ysOp5uN3v-I

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  • COMPLOTS D35 - Bréguet s'est envolé

    En cette fin d'année 1994, on rentre dans le vif du sujet des liens complexes et des conflits mortels régissant les rapports des Saoud avec le Qatar, les mollahs, les "Frères" et les despotes soi-disant laïcs comme Assad père et fils. Des liens et des conflits qui comme toujours passent pas Genève. Ou le Tessin.


    https://youtu.be/cauefVvgnzk

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  • COMPLOTS D34 - 1992 : le premier jour d'un si long siège

    Où et qui étaient les snippers qui ont tiré sur les manifestants du Pont Vrbanja, début 92 à Sarajevo ? La question n'est pas que théorique. C'est un parfait exemple de ces actions précises, dues souvent à l'intervention des services secrets, qui peuvent faire basculer une situation dans un sens ou dans l'autre.

    https://youtu.be/rsAu1uTSij4

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  • COMPLOTS D33 - L'Exemple Chinois

    Quand Poutine vient chercher Kissinger à l'aéroport de Saint-Petersbourg pour le compte de son patron Sobtchak, en 1993, ils ont deux points communs: la langue allemande et le fait d'avoir tous deux représentés une puissance occupante en Allemagne. Pour le jeune loup, le vieux diplomate est un puit de science, mais en plus il a suivi de très près la mutation opérée en Chine par Deng Hsiao Ping, qui est parvenu à conserver le pouvoir au parti communiste, malgré le passage au capitalisme.


    https://youtu.be/LSk9UVgn5zw

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  • COMPLOTS D32 - La guerre froide est finie, mais l'Histoire continue !

    La fin de la guerre froide chamboule complètement la géopolitique. Entre le boycott imposé sur pression de Moscou et le contournement de ses règles par Johnny Clegg ou Paul Simon, le régime d'apartheid ne tient que parce qu'il est le dernier rempart à la soviétisation de l'Afrique australe. Quand le mur de Berlin s'effondre, l'apartheid s'effondre avec.
    Les ex-membres du Pacte de Varsovie s'allient aux Américains pour attaquer Saddam Hussein, sauvé in extremis par l'intervention de son ami Primakov auprès de George Bush père…
    Outré par l'installation de bases US en Arabie, Oussama ben Laden change de camp et se réfugie en Syrie, chez Hafez el Assad, d'où il prépare le premier attentat contre le WTC. Avant de se réfugier à Khartoum, comme Carlos le Chacal, le Soudan étant, comme la Syrie, un pilier historique de l'implantation soviétique, puis russe dans le monde arabe…

    https://www.youtube.com/watch?v=O51q_9GNfug

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  • COMPLOTS D31 - 1982 : Tchernobyl, Reagan et Gorbatchev

    Pour le système soviétique, la rencontre à Genève de Reagan et Gorbatchev est celle de la dernière chance. Se réformer ou mourir, c'est sans doute la seule alternative, l'explosion de la centrale de Tchernobyl ayant asséné le coup de grâce à l'URSS. Mais si le communisme s'effondre, le totalitarisme n'est pas mort et les structures de pouvoir, les siloviki (littéralement les hormes en uniformes, police et services secrets) vont survivre à sa déconfiture et s'emparer du Kremlin après quelques années de flottement.

    https://www.youtube.com/watch?v=vHcSrfRWcfk

     

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  • COMPLOTS D30 - 1982 : Quand le KGB manipulait les verts genevois pour attaquer Creys Malville

    Ce fut la dernière interview de Chaim Nissim. Le député vert genevois avait souhaité nous raconter comment ils s'étaient procuré le bazooka soviétique de la dernière technologie et comment un instructeur de l'Armée Rouge était venu leur expliquer son maniement, pour attaquer la centrale du Haut-Bugey


    https://youtu.be/ng-ZONR0-r4

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