• 30 ans après, le film Ashakara redevient d'actualité.

    A l'époque, l'histoire de ce médecin africain avait connu un joli succès en Afrique et dans le monde, distribué en salles ou en télévision jusqu'en Chine, au Brésil ou aux Etats-Unis, battant même le record des entrées au Togo, où il avait été tourné. Joli coup pour un film suisse
    Le Dr Kara y propose un médicament (testé à l'Insititut Pasteur !) tiré d'un remède traditionnel, contre une pandémie qui ne dit pas son nom : paludisme ou plutôt HIV, car il s'agit d'une nouvelle maladie...
    Hélas, une firme pharmaceutique européenne, probablement suisse, veut racheter le médicament pour l'enterrer car il entre en concurrence frontale avec le nouveau médicament de la firme, qui a coûté une fortune en R&D.
    Le Dr Kara trouve de l'aide (et des financements) auprès des Nanas Benz, les commerçantes togolaises qui tiennent le commerce du Wax, le tissu dont on fait les pagnes, dans toute l'Afrique.
    Distribué en Afrique du Sud sur décision de Winnie Mandela, infirmière devenue Ministre de la Culture, il y avait fait un tabac... Au point d'inciter le gouvernement sud-africain à prendre la tête d'une croisade internationale qui avait abouti à la conférence de Durban, en 2000, contraignant les firmes pharmaceutiques à accepter que les génériques soient frabriqués et vendus dans les pays pauvres avant l'expiration des brevets, quand il s'agissait de maladies mortelles comme le HIV.
    Depuis peu vous pouvez voir le film en ligne sur l'excellent site Artfilm, qui propose en VOD le meilleur du cinéma suisse. Bon visionnement 


    https://www.artfilm.ch/fr/ashakara?fbclid=IwAR3Nbwr5H4KU7vEkn3zZSBpFIaS_7uSLsMcb6f7eBZp7l7D93dv4vO9sBPo

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