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  • La Mondialisation humaniste au Salon du Livre

    La mondialisation humaniste est en marche. Bon d'accord elle avance encore à pas de fourmis, mais comme chacun sait, les fourmis ont conquis le monde, même si ça leur a pris quelques centaines de millions d'années… En attendant, elle est arrivée jusqu'au Salon du Livre. D'abord sous une forme parodique :
    Savez-vous que le premier manuel de survie en terre alémanique a été écrit, ou plutôt dessiné par… un Colombien ?

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    Sergio S.Liévano caricaturiste hispanique exilé à Zürich en est l'auteur. Publié en anglais, puis en hochdeutsch, le bouquin a rencontré un tel succès qu'il est désormais disponible également en français. Et fort utile à tous ceux qui, sans espérer devenir experts en züridütsch, apprécieront de pouvoir demander leur route ou commander à boire dans le gutural idiome indigène.

    Plus sérieux, encore que, l'Utopie Urgente, premier tome de la trilogie expliquant la mondialisation humaniste aux petits enfants comme aux grands, est également au Salon, sur le stand infos du Village alternatif. C'est là également que votre serviteur participera à un débat, dimanche dès 16h. On y parlera du rythme de la croissance, avec René Longet, patron du PS Genevois et Jacques Grinevald, ancien professeur de l'IUED.

    On y parlera aussi de la crise alimentaire mondiale. Au sujet de laquelle il faut saluer les prises de position lucides et bien informées du nouveau rapporteur mondial à l'alimentation, le belge Olivier de Schutter, qui tranche avec celles de son prédécesseur, notre Jean Ziegler national aux envolées bien trop idéologiques pour être clairvoyantes. 

    A noter que le débat précédent, à 14h30, réunira sur le thème de la voiture idéale, Olivier Norer, de l'Association Transports Environnement (ATE), Guy Zwahlen, Président du TCS Genève, Rodolphe Huser, ancien patron du salon de l'auto et Isabelle Chevalley d'Ecologie Libérale. 

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  • Naturalisation : un anachronisme

     

    L'argument principal des défenseurs honnêtes (il y en a) de la naturalisation par les urnes, c'est qu'en la condamnant, le Tribunal Fédéral a supprimé une tradition historique... Sauf qu'elle date du temps où la Suisse n'était pas un pays d'immigration mais une terre d'émigration. La naturalisation par le vote populaire n'y posait aucun problème... car il n'y avait personne à naturaliser ou très rarement.

    Si l'on conservait toutes les traditions, nous serions encore à nous battre avec des ours dans des cavernes... Le monde change, la Suisse aussi, et les coutumes humaines doivent s'adapter. Jusque dans les communes rurales, au coeur de la Suisse première, l'immigration est désormais une réalité économique et sociale. Non seulement il faut faire avec, mais notre économie et le paiement futur de notre avs en dépendent.

    La naturalisation par les urnes n'est tout simplement plus applicable. En droit international, parce qu'elle contrevient à des conventions passées qui font progresser les droits de l'homme sur toute la planète... Et surtout en pratique. Les dossiers de naturalisations sont remplis d'informations confidentielles qui ne regardent pas le voisinage. Des infos sur l'équilibre financier d'un ménage ou ses relations intimes: quelle est la nature des dettes, sont-elles maîtrisées ? Ce divorce est-il l'indice d'un mariage blanc ou d'une mésentente classique ?

    Et puis il y a les clivages politiques ou religieux: imaginons qu'un popiste grec demande sa naturalisation dans une commune d'Obwald franchement à droite ? Le peuple risquerait de la lui refuser, alors même que le citoyen serait ailleurs, à Lausanne au hasard, en situation d'être élu à l'exécutif. Et ça marche aussi dans l'autre sens. Je suis naturalisé depuis à peine un an, après 42 ans passés en Suisse ( et 4, au milieu, d'études supérieures à Paris ) mais j'ai durant tout ce temps joué, par mes écrits, un rôle politique plus actif que 95% des Helvètes. Ce qui m'a valu bien des inimitiés, à gauche gauche et à droite droite...

    Certains caciques socialistes (pas tous) me vouent une haine tenace. J'en connais au moins deux, dont le nom se termine en a, qui m'ont jadis ou il y a peu, barré la route professionnellement, pour des raisons politiques. Sans que je puisse exercer de recours. Un cacique d'extrême droite, dont le nom se termine en o, m'aurait quant à lui volontiers traîné devant les tribunaux s'il avait pu....

    J'aurais détesté voire une alliance de plusieurs partis contre ma naturalisation. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, à partir du moment où l'on vote. Verra-t-on des listes de noms avec les reccomandations des différents partis: celui-ci oui, celle là non ? La naturalisation, c'est comme la laïcité. Pour que cela fonctionne équitablement, il faut pouvoir rester neutre. Donc loin des excès des campagnes électorales et des lynchages médiatique qui leur sont liés. Y compris dans les plus petites communes ou la rumeur publique peut faire des ravages.

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  • LSD: il y a Hoffman et Hofmann... et Hoffman

    On parle beaucoup de mai 68 en ce moment, mais que serait le mai politique sans le mouvement hippie qui s'était développé en parallèle ? Or l'une des causes du mouvement hippie est une invention ou plutôt une découverte due à un chimiste Bâlois, Albert Hofmann, qui vient de mourir à 102 ans.  

    Toutefois sa découverte, le LSD, serait sans doute restée un obscur médicament aux propriétés assez spéciales, sans son quasi homonyme, un certain Abbie Hoffman, intellectuel étasunien. C'est lui  qui rendit le dérivé de l'ergot de seigle célèbre en dehors des cercles pharmacologiques. Abbie Hoffman était le fondateur des yippies, le parti international de la jeunesse, branche ultra-politisée et gauchiste des hippies, qui prônait la prise régulière de LSD, pour par exemple, parvenir à faire léviter le Pentagone…

    Précision: Albert Hofmann, fils d'ouvrier, a travaillé toute sa vie pour Sandoz et non pas pour Hoffman-LaRoche…  

     

     

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